« hacking » : concerne les activités visant à détourner un objet de sa fonction première
Désignant initialement des pratiques du monde de l’informatique et des réseaux de communication, le concept de « hacking » s’est peu à peu généralisé autour de l’idée d’un détournement des pratiques visant à développer l’autonomie des individus face aux systèmes de régulation et de contrôle établis.
Hacking the space est un cours donné au département arts Plastique de l'Université Paris 8 au niveau de la licence. Il cherche à sensibiliser les élèves à "l'espace". Le concept d'espace y est appréhendé comme le lieu d'inscription de notre corps, dont il contraint plus ou moins le potentiel de gestes, mais aussi comme un lieu politisé et socialisé, un lieu signifiant où différents rapports au monde s'expriment, avec plus ou moins d'aspérités.
Le cours « hacking the space » propose de généraliser le principe de "hacking" en le déclinant dans différents contextes artistiques impliquant la relation du corps à l'espace (installation, performances, etc.). L'idée de détournement est ainsi appréhendée au sens large : détourner des techniques familières de production et de représentation artistiques, détourner des catégorisations esthétiques, détourner des systèmes de pensée, etc. L’objectif étant de prendre conscience et de questionner les systèmes de pensée dominant, afin d’aider les étudiants à construire une pratique et une pensée autonomes.
Partant de considération architecturales, les élèves détournent les outils d'expression de l'architecte pour travailler sur une série d'images et d'installations qui questionnent la neutralité de l'espace en s'appuyant sur son potentiel à renouveler les regards.
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